Biodiversité et végétalisation Comprendre le monde des abeilles

La pollinisation, c’est quoi ?


Vous avez sûrement déjà entendu dire que « 75% de la production mondiale de nourriture dépend des insectes pollinisateurs (fruits, légumes, oléagineux ) »… ok, mais que viennent faire les insectes dans cette histoire ?
 

​Première étape : comprendre la pollinisation !

Commençons par la définition officielle. Que nous dit le dictionnaire Larousse ? 
“Pollinisation : transport du pollen sur le stigmate, dont la surface, papilleuse et visqueuse, le retient.”

 

Pour mieux comprendre ; comme tout être vivant, les fleurs se divisent en plantes mâles et en plantes femelles (certaines peuvent aussi être hermaphrodites).

La fleur mâle possède une étamine qui est l’organe reproducteur masculin de la fleur. Au bout de cet organe, l’anthère produit le pollen, qui sont des minuscules grains qui viendront féconder la fleur femelle.

Chez la fleur femelle, l’appareil reproducteur est le pistil. Il est constitué d’un stigmate, qui capte le pollen de la fleur mâle, et d’un ovaire, qui sera fécondé.

La pollinisation est donc une étape entrant dans le processus de reproduction des plantes à fleurs. Comme l’explique la définition du Larousse, pour qu’il y ait pollinisation il faut que le pollen entre en contact avec le stigmate d’une plante femelle.

 

Et donc, comment sont pollinisées les plantes ?

La pollinisation peut se faire sous plusieurs formes. Que ce soit par le biais d’animaux, d’insectes ou grâce au vent.

 

Quand les fleurs se servent du vent pour disperser le pollen, on parle de l’anémogamie. Ce type de pollinisation permet à la plante d’échanger sans être totalement dépendant des butineurs mais elle est beaucoup moins efficace, car les grains s’envolent dans toutes les directions et seul une infime partie atteindra sa cible.

Mais la forme de pollinisation la plus commune passe par un animal pollinisateur, on parle alors de zoogamie. Dans ce cas, les pollinisateurs sont attirés par le nectar que produisent les plantes. En venant butiner, ces derniers vont se nourrir de nectar et de pollen. Le pollen va ensuite rester accroché aux poils, plumes ou à la peau de l’animal. C’est en passant de fleur en fleur que les pollinisateurs vont disperser le pollen et ainsi permettre la fécondation de ces fleurs.

 

Qui sont les animaux et insectes pollinisateurs ?

Dans le monde, 9/10ème des plantes à fleur dépendent de l’intervention des animaux pour leur reproduction, la majorité étant des insectes. Sans eux, la plupart des plantes pollinifères n’auraient pas la capacité de se reproduire suffisamment pour assurer leur survie à long terme.

Les insectes pollinisateurs

Ce sont les principaux vecteurs permettant aux plantes à fleur de se reproduire. En effet, 90% des espèces de pollinisateurs sont des insectes. Parmi elles :

 

  • Les hyménoptères qui rassemblent les abeilles, les guêpes, les frelons, les bourdons, ou encore… les fourmis.
  • Les lépidoptères ou papillons.
  • Les diptères, avec les mouches, moucherons, moustiques, taons..
  • Les coléoptères qui regroupent les insectes tels que les scarabées, coccinelles, hannetons ou charançons.

Ces familles contribuent toutes à la pollinisation des fleurs.

Les animaux vertébrés pollinisateurs

Environ 10% des espèces intervenant dans la pollinisation sont des animaux vertébrés. Ornitophilie, cheiroptérophilie, zoochorie… ces termes barbares ne vous disent sûrement rien mais ils définissent tous un type de dispersion des graines par le biais des animaux, de manière plus ou moins volontaire.

Les oiseaux aussi butinent…

​Ce type de pollinisation concerne majoritairement les zones tropicales du globe. On retrouve dans ces zones humides des fleurs adaptées à la pollinisation par des volatiles tels que les colibris. Ces oiseaux, attirés par l’odeur que dégage la fleur possèdent généralement un long bec qui leur permet d’aller chercher le nectar. Le pollen vient alors se fixer sur leurs plumes et ils le transporteront avec eux jusqu’à une autre fleur. C’est ce qu’on appelle l’ornitophilie.

… et les chauves-souris

Beaucoup moins répandue, cette méthode de pollinisation (cheiroptérophilie) reste significative, encore une fois dans les zones tropicales. Parmi les différentes familles de chauves-souris existantes (il y en a des centaines), une petite partie se nourrit de fruits, baies ou de nectar de fleurs. Grâce à une langue fine et allongée, les chauves-souris vont pouvoir extraire le nectar au fond de la fleur et vont, comme les oiseaux, emporter avec eux du pollen.

aintenant que vous êtes un expert en “pollinisation”, vous avez compris pourquoi les insectes pollinisateurs sont si importants dans l’équilibre de notre écosystème. Sans insectes, pas de fleurs, et sans fleurs, on peut dire adieu à plus de 75% des fruits et légumes qui constituent notre assiette… (ah oui quand même !)

D’où l’importance de prendre soin de tous ces butineurs… et à ce sujet, on a quelques pistes pour leur venir en aide:  des gestes simples pour sauver l’abeille !
C’est parti !!!

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